Résumé
Read the full fact sheet- La maladie à virus Ebola est une maladie grave causée par une infection par un orthoebolavirus.
- Elle peut entraîner de la fièvre et des hémorragies, et est souvent mortelle.
- Elle touche principalement les pays d'Afrique de l'Est, d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest. Les virus responsables de la maladie à virus Ebola ne sont pas présents en Australie.
- Elle peut se transmettre en cas de contact étroit avec une personne infectée.
- Toute personne ayant voyagé dans un pays touché par l'épidémie et présentant des symptômes doit consulter un médecin en urgence.
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À propos de la maladie à virus Ebola
La maladie à virus Ebola (également appelée « Ebola ») est une maladie rare mais grave qui provoque de la fièvre et des hémorragies, et qui est souvent mortelle.
La maladie à virus Ebola est causée par une infection provenant d'une famille de virus Ebola appelés « orthoebolavirus ». Elle touche principalement les pays d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Ces virus ne sont pas présents en Australie et aucun cas d’Ebola n’y a été recensé.
Six espèces de virus Ebola ont été identifiées à ce jour, dont trois sont connues pour provoquer des grandes épidémies :
- le virus Ebola, responsable de la maladie à virus Ebola (MVE)
- le virus Soudan, responsable de la maladie à virus Soudan (MVS)
- le virus Bundibugyo, responsable de la maladie à virus Bundibugyo (MVB).
Épidémies d'Ebola
Les premières épidémies d’Ebola ont été détectées en 1976 dans certaines régions du Soudan et de la République démocratique du Congo. De nombreuses épidémies d’Ebola ont eu lieu depuis.
L’épidémie de 2014 à 2016 en Afrique de l’Ouest est la plus importante jamais signalée à ce jour, avec plus de 28 000 personnes infectées et plus de 11 000 décès. Elle a principalement touché la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Elle a été maîtrisée grâce à l’amélioration des soins de santé publique et hospitaliers, ainsi qu’à l’implication des communautés pour prévenir la propagation de l’infection.
Une autre épidémie de grande ampleur s’est produite en 2018 en République démocratique du Congo, avec environ 3 500 personnes infectées et plus de 2 200 décès. La République démocratique du Congo, ainsi que l’Ouganda et la Guinée, ont été touchés par au moins neuf autres épidémies depuis.
Situation actuelle
En mai 2026, une épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo a été signalée en République démocratique du Congo, avec des cas également recensés en Ouganda. L’Organisation mondiale de la santé a qualifié cette épidémie d’urgence de santé publique de portée internationale au titre du Règlement sanitaire international.
Le risque pour l’Australie est faible. Le Centre australien de contrôle des maladies travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et d’autres agences gouvernementales australiennes pour suivre l’évolution de la situation.
Pour obtenir des informations actualisées sur les épidémies d’Ebola, veuillez consulter :
- Centre australien de contrôle des maladies – La maladie à virus Ebola en RDC et en Ouganda
- Organisation mondiale de la santé – Bulletins d’information sur les flambées épidémiques (DONs)
- Centres américains de contrôle des maladies – Alerte sanitaire : épidémie d’Ebola
- Centres américains de contrôle des maladies – Réseau d’alerte sanitaire (HAN)
Propagation d'Ebola
Une personne atteinte d’Ebola ne transmet pas l’infection tant qu’elle ne présente pas de symptômes. Une fois les symptômes apparus, elle devient très contagieuse. Elle reste contagieuse tant que le virus est présent dans son sang et ses fluides corporels. Elle peut rester contagieuse plusieurs mois après la guérison.
Les personnes peuvent être infectées par un orthoebolavirus lorsqu’elles entrent en contact avec le sang, les fluides corporels (tels que les selles, les vomissures, l’urine, la salive, la sueur, le lait maternel ou le sperme) ou les organes d’une personne atteinte d’Ebola ou décédée des suites de la maladie.
Les personnes peuvent également être infectées par contact avec des objets et des surfaces contaminés par des fluides corporels infectieux.
La transmission interhumaine se produit généralement lors d’un contact étroit avec une personne infectée.
Dans de rares cas, des personnes peuvent être infectées par contact avec des animaux infectés, par exemple en touchant ou en consommant des animaux morts de la maladie. On pense que les chauves-souris frugivores africaines sont porteuses du virus Ebola et que d’autres animaux, tels que les primates non humains, peuvent être infectés.
Symptômes d'Ebola
Les symptômes d'Ebola apparaissent entre 2 et 21 jours après l'exposition au virus. Ils peuvent survenir soudainement et s'aggraver à mesure que la maladie progresse.
Aux premiers stades de la maladie, les symptômes peuvent inclure :
- fièvre
- douleurs musculaires et articulaires
- mal de tête
- mal de gorge
- état de faiblesse.
Ces symptômes peuvent être suivis :
- de vomissements
- de diarrhées
- de douleurs abdominales
- d'une éruption cutanée
- d'une altération des fonctions rénales et hépatiques.
Certains cas s’accompagnent d’hémorragies internes et externes et peuvent évoluer vers une défaillance de plusieurs organes et le décès.
Les personnes qui guérissent d’Ebola peuvent souffrir de problèmes de santé à long terme, tels que des troubles de la vue ou des problèmes articulaires.
Risque de contracter Ebola
Le risque de contracter Ebola en Australie est extrêmement faible.
Toutefois, les personnes qui vivent dans des zones touchées par Ebola ou qui s’y rendent, celles qui s’occupent de personnes atteintes d’Ebola ou qui manipulent leur sang ou leurs fluides corporels courent un risque accru d’infection. Le personnel hospitalier, le personnel de laboratoire, les membres de la famille et les soignants sont les plus exposés.
Les partenaires sexuels de personnes récemment guéries d’Ebola sont également exposé(e)s à un risque, en particulier s’ils/elles entrent en contact avec du sperme.
Diagnostic d'Ebola
Le diagnostic d’Ebola repose généralement sur la recherche du virus Ebola dans le sang ou d’autres fluides corporels.
En cas de suspicion ou de diagnostic d’Ebola, la personne est prise en charge dans un établissement de santé, en isolement et dans le respect de mesures strictes de prévention et de contrôle des infections.
Traitement contre Ebola
Il n'existe pas de traitement spécifique contre Ebola. Le traitement est principalement une thérapie de soutien et vise à gérer les symptômes et les complications. Des médicaments antiviraux peuvent être utilisés en cas d'infection par certaines espèces de virus Ebola.
Prévention d'Ebola
Il n’existe pas de vaccins disponibles pour se protéger contre Ebola en Australie.
Il est recommandé aux personnes se rendant dans des pays où Ebola est présent :
- de consulter et suivre les conseils aux voyageurs sur Smartraveller
- de ne pas se rendre dans les zones touchées par des épidémies d’Ebola
- d'éviter tout contact avec :
- le sang ou d’autres fluides corporels de toute personne malade (vivantes ou décédées)
- les objets ou surfaces contaminés par le sang ou d’autres fluides corporels de toute personne malade
- d’éviter tout contact avec des animaux sauvages
- de se laver soigneusement les mains
- d’adopter des pratiques sexuelles sans risque
Toute personne ayant voyagé dans une zone touchée par Ebola doit surveiller l’apparition de symptômes pendant 21 jours. Si vous avez des symptômes tels que de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, des vomissements, des diarrhées, des douleurs abdominales ou des saignements ou hématomes inexpliqués, consultez d’urgence un médecin.
Réponse de santé publique face à la maladie d’Ebola
En Australie, Ebola est une maladie soumise à quarantaine en vertu de la législation sur la biosécurité humaine. Toute personne entrant en Australie et soupçonnée d’être atteinte d’Ebola est transférée vers un établissement médical spécialisé pour y subir des tests et recevoir un traitement.
Dans l'État de Victoria, des dispositifs sont en place pour identifier et prendre en charge Ebola. Il s'agit d'une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la législation relative à la santé publique. Les médecins et les laboratoires doivent signaler immédiatement les cas suspects et confirmés d'Ebola. Le ministère de la Santé et les services locaux de santé publique assurent le suivi des cas et des contacts afin d'empêcher la propagation de l'infection.
Où trouver de l'aide ?
- En cas d'urgence, composez toujours le Triple Zéro (000)
- Auprès de votre médecin généraliste
- Appelez Nurse-on-Call au 1300 60 60 24 (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) pour obtenir des conseils de santé confidentiels prodigués par des infirmiers/infirmières agréé(e)s
- Contactez votre service local de santé publique
- Contactez Smartraveller, conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères et du Commerce Tél. : 1300 555 135 depuis l’Australie, ou +61 2 6261 3305 depuis l’étranger
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